Lydie Bourgouin : son loisir est devenu son métier-passion !

 

Passionnée par ceux qui, comme moi, ont pris leur envol entrepreneurial, dans cette rubrique je me donne pour mission de mettre en lumière leur parcours inspirant, leurs projets, leur philosophie de l'entreprenariat et de la vie.

 

Dans cet article, j'ai le plaisir d’interviewer  L Y D I E  B O U G O U I N ,  artisane décoratrice !

 


Peux-tu nous parler un peu de toi, de ton métier ?

Je suis arrivée à Nantes en 2008 à la suite d’une mutation de mon conjoint. Nous arrivions de Paris où je travaillais depuis 17 ans en tant que comptable/assistante de gestion dans une grosse compagnie d’assurance. Le temps de s’installer avec 4 enfants en bas âge dans cette nouvelle et belle ville…

Et en 2011 j’ai commencé à rechercher du travail. J’avais besoin d’une vie sociale hors de la maison. Je cherchais le job de mes rêves (mi-temps, une activité qui résonne en moi, un patron flexible et sympa, où je puisse m’y rendre à pieds ou vélo à 2 pas de chez moi …) Bizarre, je n’ai pas trouvé !

Après réflexion, la seule activité qui cochait toutes les cases était « de travailler à mon propre compte ». C’est à partir de ce moment là que j’ai commencé à réfléchir à la nature de l’activité, quoi ? quand ? comment ? quel statut ?...

 

Peindre, restaurer des fauteuils, était un loisir que j’exerçais depuis une quinzaine d’années. J’aime cette activité qui réunit artisanat, travail manuel, création, technicité, art. J’ai suivi une petite formation à la CMA sur la création d’entreprise, le choix du statut… Soutenue par mon conjoint et ma famille, Il fallait se lancer, faire les démarches administratives d’immatriculation etc…

 

C’est donc en décembre 2012 que j’ai créé « Que Chez Moi » décoration d’ameublement d’intérieur. C’est une véritable reconversion, mon loisir/passion est devenu mon activité professionnelle. Chaque jour est différent, en fonction des différents projets de mes clients.

Mon atelier est à domicile. J’adapte mon temps de travail au projet en cours et à ma vie familiale. En période creuse, je chine et je restaure des fauteuils que je revends. Je suis autodidacte et j’apprends chaque jour. Je considère que c’est une chance et un luxe de pouvoir faire ce que l’on aime.

 

Comment s'est passé ton installation, as-tu connu des difficultés ?

Au départ la principale difficulté est de se faire connaître.

J’ai travaillé au départ en collaboration avec une amie décoratrice. J’ai décroché mes premiers chantiers comme ça. Après, le bouche à oreille s’est chargé du reste…

Pour la partie communication, j’ai appelé un ami avec lequel j’ai réalisé un site internet, (qui n’existe plus aujourd’hui, car trop compliqué à alimenter et chronophage).

 

Gérer les projets de A à Z est très intéressant et motivant pour moi, quand on travaille seule, on est à la fois, secrétaire, commerciale, technicienne, exécutante à l’atelier, livreuse etc… La partie qui me pèse le plus est la partie commerciale.

J’aime beaucoup travailler seule mais j’avoue que de temps en temps, partager un moment convivial, des expériences, des idées, des problématiques pro etc… manquent un peu. C’est pourquoi aussi, j’ai rejoint les Caf’preneurs qui permet de faire des rencontres professionnelles et sortir un peu de l’atelier !!!

 

Comment choisis-tu tes matières premières  ?

Mes prestations sont à la carte.

Pour tout ce qui est matières premières, et fournitures de tapisserie, j’ai mes fournisseurs sur le Net. C’est pratique et efficace.

Après pour les tissus, je travaille en fonction des désidératas de mes clients. Certains aiment être acteur de leur projet, et choisir leur tissu. Bien sûr, nous discutons des contraintes de l’objet à recouvrir et je leur laisse donc ce plaisir (à partir du moment où il s’agit d’un tissu d’ameublement) après je m’adapte à leur choix.

D’autres ne savent pas ce qu’ils veulent, n’ont pas le temps…C’est carte blanche ou presque, nous définissons ensemble un cahier des charges (couleur, motif, matière…), je cherche dans les enseignes de tissus nantaises la plupart du temps, je propose, on valide ensemble, et à moi d’œuvrer !

 

Raconte-nous : comment se passe la restauration d’un fauteuil …

Mes services vont du recouvrement d’un fauteuil (je change le tissu uniquement) à la restauration complète d’un fauteuil.

Je travaille essentiellement en méthode contemporaine à partir de mousse bultex ou HR en général. Il faut dire que la mode des fauteuils vintage (50’s à 70’s) se prête à ce type de restauration. Il m’arrive également de faire du garnissage crin, mais plus rarement !

Pour une restauration complète, les étapes de travail sont multiples, parfois complexes, souvent physiques, et généralement un peu longues…

En bref,

  • Démonter la garniture du fauteuil
  • Traiter, poncer et repatiner le bois si besoin
  • Refaire le sanglage
  • Refaire les garnitures d’assise, du dossier et des accoudoirs le cas échéant
  • Mise en blanc du fauteuil (recouvrir d’un tissu, toile blanche avant la pose du tissu final)
  • Poser le tissu de recouvrement
  • Poser les finitions (passepoil, clous etc…)
  • Appeler mon client pour la livraison 😊

Après chaque réalisation, je publie généralement un article sur ma page Facebook relatant les différentes étapes de la restauration et le fameux AVANT/APRES

 

Où peut-on acheter tes meubles ? Comment tu te fais connaitre ?

En fait, j’ai très peu de meubles à vendre.

En période creuse (pas souvent), je chine et restaure des fauteuils que je revends. Je les mets en vente sur ma page Facebook pro, ainsi que sur quelques sites de vente bien connus sur internet (Le bon coin, Le bon coin du vintage, Ventes 44 etc…).

Je suis d’ailleurs preneuse de toutes bonnes idées de réseaux de publication d’annonces et de vente.

 

Je communique essentiellement par « le bouche à oreilles », et le « réseautage » divers et varié ; C’est prouvé dans le temps, ça marche assez bien en ce qui me concerne.

Ma page Facebook fonctionne de mieux en mieux et les clients qui arrivent par ce biais ou internet en général sont de plus en plus nombreux.

 

Quelles sont les valeurs qui décrivent le mieux ton activité ?

Ecoute, Liberté et Indépendance,

Créativité, Revalorisation,

Développement durable,

Service, Savoir-faire.

 

Raconte-nous une anecdote marquante dans ton parcours...

Je n’ai pas d’anecdote qui me vient spontanément à l’esprit…ça ne doit pas être si drôle que ça mon boulot !!

Je plaisante…évidemment !!!

 

Quels conseils donnerais-tu à un entrepreneur débutant ?

Quand on se lance en tant qu’entrepreneur, il faut mesurer et savoir où on met le curseur :

- Est-ce une activité principale, c’est-à-dire, alimentaire ou complémentaire ?

- Quel temps on veut y consacrer ?

- Temps complet ou temps partiel.

 

Ne pas se laisser déborder par la partie administrative qu’on a tendance à repousser. Il y a toujours mieux à faire que sa déclaration Urssaf 😉.

 

Retrouvez-la sur sa page F A C E B O O K

 


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